Féminisme·Militantisme

Les tenants et aboutissants de la non-mixité politique

Les quelques marches de nuit non-mixtes contre le harcèlement de rue auxquelles j’ai participé à Bruxelles ces dernières années (« Reclaim the night ») ont été d’intenses moments de liberté desquels sont ressortis une énergie et une exaltation à nulle autre pareilles.

A mon grand regret, elles ont toutes été précédées et suivies de la même question :

« Mais pourquoi en non-mixité ?! »

J’espère que l’argumentaire qui suivra évitera à quelques militantes dans la même situation que moi d’avoir à se répéter à l’avenir sur les raisons pour lesquelles elles choisissent de s’organiser en non-mixité.

Pour commencer par une définition des plus concises (mais de laquelle chaque mot importe), la non-mixité choisie est un outil politique d’émancipation des dominé.e.s. Il convient dès maintenant que nous nous entendions sur la signification sociologique de la domination (synonyme : oppression) et des privilèges puisque ce sont en général les deux termes qui offusquent mes interlocuteurs/trices lorsque ceux/celles-ci s’intéressent au sujet pour la première fois.

  • La domination exprime un rapport de dissymétrie sociale entre dominants et dominés, même sans coercition effective, l’obéissance des dominés étant généralement consentie dans la mesure où le pouvoir est considéré comme légitime […] Par effet de coopération et de consensus, les dominants n’ont donc pas besoin de recourir constamment à la force parce qu’ils sont considérés comme s’occupant du bien commun. Les dominés ne remettent pas constamment en question cette suprématie. Ils peuvent supporter les contraintes en en calculant les avantages ou en conservant un lien affectif ou traditionnel avec le dominant jugé honnête ou légitime. La domination s’entretient généralement par une théâtralisation et une ritualisation des relations, le dominant montrant sa force pour éviter de s’en servir ; le dominé avouant sa faiblesse pour se maintenir en grâce. Du point de vue fonctionnel, la domination, qu’elle soit exercée ou subie, a pour effet d’assurer l’ordre politique et social par une coexistence pacifique des groupes, de contraindre les gens à produire de la richesse, d’intégrer les individus par l’apprentissage de rôles complémentaires et d’assurer la paix entre les nations selon le poids militaire, politique, économique de chacune d’entre elles [1].

Les femmes sont donc socialement dominées par les hommes au sens où elles subissent des discriminations qui s’inscrivent dans une structure sociale (on parle de discriminations systémiques, par opposition à des discriminations qui seraient ponctuelles et individuelles) [2].

  • Les privilèges sont des avantages réservés à une catégorie de personnes en dépit d'(une) autre(s). Les privilèges sont hérités en fonction de la perception de l’identité d’autrui (privilège masculin, privilège blanc, privilège hétérosexuel, privilège des personnes valides, etc.). Les personnes privilégiées ont notamment le privilège de ne pas ressentir l’oppression dans laquelle elles jouent le rôle dominant [3].
  1. Aux origines …

Les mouvements de la première vague du féminisme (au 19ème et au début du 20ème siècles) étaient foncièrement mixtes. L’implication des hommes a été indispensable à leur essor puisque les femmes ne disposaient à l’époque d’aucun droit politique ni d’aucun capital économique [4]. Dans un contexte social si profondément inégalitaire, les hommes, libres de presse et seuls pourvoyeurs de moyens financiers, ont été des alliés de poids pour mener à bien les toutes premières conquêtes féministes (droit à l’éducation, droit au travail, droit au divorce, droit de posséder des biens propres, droit de vote). Pour vous donner une idée de la conjoncture d’antan, Léon Richer, considéré par beaucoup comme le père fondateur du mouvement féministe en France, était lui-même opposé au droit de vote des femmes et entendait déterminer les stratégies du mouvement féministe sans appui féminin [5].

Au cours de la seconde vague du féminisme (entre 1960 et 1980), les femmes s’affranchissent peu à peu de ce chapeautage masculin suite à l’acquisition des droits élémentaires évoqués ci-dessus et subséquemment, de crédibilité [4]. La volonté des féministes de s’organiser en non-mixité se manifeste pour la première fois en France au sein du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) dont les principales revendications étaient le droit à la contraception et à l’avortement [6, 7]. En 1970, des militantes du MLF s’expriment en ces termes dans la revue Partisans :

« Nous en sommes arrivées à la nécessité de la non-mixité. Nous avons pris conscience qu’à l’exemple de tous les groupes opprimés, c’était à nous de prendre en charge notre propre libération » [4].

 

  1. La non-mixité politique n’est pas une forme de sexisme inversé !

Comme le souligne régulièrement la sociologue Christine Delphy, la non-mixité politique choisie n’est en rien comparable à la non-mixité des dominants qui est encore la norme dans de nombreuses sphères de notre société actuelle [6]. Cette non-mixité subie se matérialise par une limitation de l’accès des femmes à certains espaces sociaux, et l’observation peut être étendue à d’autres systèmes de domination comme par exemple à celui des blancs sur les non-blancs ou simplement à celui des riches sur les pauvres [7]. La non-mixité imposée dans l’espace public, politique, économique et parfois même médiatique est ainsi l’une des formes que revêt la domination masculine [8].

Dans l’espace public, les femmes, premières victimes de harcèlement de rue et de viol, doivent régulièrement anticiper leurs déplacements le soir et la nuit et se cantonner à des endroits «sûrs». Il n’est en effet pas rare de constater l’absence totale de femmes dans certaines rues une fois la nuit tombée. Ainsi, l’oppression masculine prescrit le comportement que les femmes doivent adopter dans l’espace public (de même que dans l’espace privé, d’ailleurs).

En ce qui concerne l’espace politique, les femmes sont encore largement sous-représentées dans les grandes organisations internationales (ONU, OTAN, OSCE, etc.) de même que dans les gouvernements et les parlements de la plupart des nations ; les lieux de pouvoir et donc les niveaux décisionnels restent ainsi largement dominés par des des hommes [7, 9, 10, 11, 12].

MoreWomen-Remove-Men-In-Politics
La surreprésentation des hommes sur le devant de la scène politique est explicitement mise en lumière par la campagne #MoreWomen du magazine Elle UK en 2015 : voici à quoi ressemblent les lieux de pouvoir une fois les hommes disparus d’un coup de baguette Photoshop !

Le constat est semblable dans la sphère économique : les femmes accèdent moins facilement que les hommes à des postes à responsabilité comme par exemple à la tête d’une entreprise (c’est le fameux «plafond de verre») et de nombreuses professions restent genrées et donc très peu propices à la mixité [13].

Dans l’espace médiatique enfin, un biais est observé en faveur des hommes en termes de présence télévisuelle : les experts interrogés sont plus souvent des hommes que des femmes, et ceci est probablement à mettre en lien direct avec le cloisonnement de la sphère économique évoqué ci-dessus [14].

A côté de cette domination qui s’exprime au travers de la non-mixité des espaces sociaux existent aussi bien entendu d’autres instruments de domination masculine : inégalités salariales, inégalités dans la réalisation des tâches domestiques, inégalités langagières («le masculin l’emporte sur le féminin» en grammaire, insultes sexistes, etc.), et, dans encore beaucoup de pays, inégalités dans l’accès à l’éducation, mariages forcés, mutilations génitales etc.

Pour en revenir à l’occupation de l’espace, il est difficile de contester le fait que les espaces sociaux sont encore majoritairement aux mains des hommes. Ainsi, les réunions politiques et les manifestations en non-mixité féminine dérangent parce que les hommes ne sont tout simplement pas habitués à faire l’expérience de ne pas avoir la parole quelque part. En parallèle, des centaines de réunions politiques en (quasi) non-mixité masculine ont lieu chaque jour à travers le monde sans que cela ne semble offusquer quiconque.

16174529_1253792611322489_7122791003712028493_n
Trump signe un décret anti-avortement entouré de sa clique. Une situation analogue qui mettrait en scène 7 femmes est impensable.

Une autre raison pour laquelle la non-mixité politique choisie ne peut pas être amalgamée avec la non-mixité subie en société est que la première est clairement circonscrite dans le temps et l’espace. Exclure les hommes de quelques rendez-vous réunissant un nombre limité de participantes pour un temps donné ne constitue pas une inversion de la discrimination parce qu’il ne s’agit précisément pas d’une exclusion systémique [15]. Ce distinguo est souvent mal compris et la non-mixité politique reste régulièrement dépeinte comme une forme de sexisme inversé par ses détracteurs/trices. C’est peut-être même pour cette raison que le féminisme est encore perçu par certain.e.s comme un mouvement misandre ; personne n’aime ressentir que le contrôle lui échappe là où il/elle le possède d’ordinaire. Pour Alban Jacquemart (relayé par Slate [4]), cette hostilité envers le mouvement féministe viendrait du fait que l’organisation en non-mixité rend les hommes inconfortables en les confrontant à leur position de dominants :

«En instaurant la non-mixité, les féministes mettaient en évidence la position de dominant des hommes. Or, les dominants n’acceptent pas d’être renvoyés à leur position de dominants»

Répétons le bien fort : les féministes n’ont jamais posé la question de la non-mixité à l’échelle de la société mais la présentent seulement comme un outil politique utilisé de manière ponctuelle pour accompagner des objectifs précis. La non-mixité est ainsi un moyen et non une fin.

  1. En quoi la non-mixité politique est-elle nécessaire ?

Maintenant qu’il a été esquissé que cette exclusion momentanée ne se fait pas contre les hommes, voyons en quoi cette organisation en non-mixité se fait pour les femmes. Premièrement, cet outil a une forte vocation émancipatrice en ce sens qu’il favorise l’auto-organisation des femmes et donc l’autonomie de leurs luttes («empowerment»). La non-mixité permet aux femmes de se constituer elles-mêmes comme sujets politiques de luttes autogérées.

Ensuite, les moments non-mixtes libèrent considérablement la parole des femmes et permettent surtout de réguler la prise de parole. La silenciation historique des femmes a laissé des traces qui se marquent encore de nos jours puisque, dans les espaces mixtes, les hommes tendent à prendre plus souvent la parole que les femmes, à couper la parole plus souvent aux femmes qu’aux hommes (phénomène appelé le «manterruption» en anglais) et donc à arbitrer les réunions. L’intervention suivante est un exemple typique de reconduction de la conversation : «Nous sommes également victimes de discriminations» (= male tears). Les hommes sont également enclins à se montrer plus assurés quant à la pertinence de leurs idées, même involontairement, ce qui a tendance à légitimer leur parole davantage que celle des femmes [16, 17, 18].

Nous sommes tou.te.s concerné.e.s, même en ayant rien demandé, même malgré nous, même en étant (pro-)féministes, tout simplement parce qu’il est impossible de nous affranchir totalement des influences que la socialisation patriarcale a eu sur nous. Etant donné que la domination masculine (telle que définie au début de cet article) est intériorisée et que nous baignons dans le patriarcat depuis l’enfance, ceci peut être difficile à réaliser parce que la compréhension du phénomène demande de naviguer dans les méandres dans nos conditionnements. Et même en cernant bien la problématique, une reconduction douce de la domination lors de réunions ou de rassemblements mixtes n’est jamais complètement évitable.Dominant.png

Cette question de conditionnement nous mène à un autre objectif majeur des rassemblements non-mixtes : celui de permettre aux femmes de s’affranchir du regard et de l’oreille masculin(e)s et de se définir en dehors de ceux-ci. Comme l’analyse C. Delphy, les opprimé.e.s d’un système, aussi conscientisé.e.s soient-ils/elles, peuvent conserver une certaine forme d’admiration latente pour leurs oppresseurs (les femmes pour les hommes, les noirs pour les blancs, les pauvres pour les riches, etc.) [7]. Dans un espace non-mixte, les femmes peuvent se concentrer sur les échanges d’idées sans avoir besoin de diluer leurs opinions et sans peur d’être jugées (ni intellectuellement ni physiquement ni pour la conjonction des deux). Ainsi, les rassemblements non-mixtes permettent aux femmes de se renforcer, de se solidariser et de créer des espaces safe.

Enfin, les réunions non-mixtes permettent de débattre de certaines thématiques entre personnes concernées qui discutent en connaissance de cause. Par exemple, si le sujet du harcèlement de rue est abordé en mixité, il y a toujours une probabilité non négligeable qu’un homme tente de crier à l’exagération (tone-policing) et de nuancer les faits relatés en se portant en avocaillon de la gent masculine pour rappeler que «tous les hommes ne sont pas comme ça, enfin». Les échanges en non-mixité permettent ainsi d’avancer plus rapidement dans les débats en restant dans le vif du sujet plutôt qu’en ayant à démontrer avec pédagogie que le sexisme est une réalité quotidienne tout en ayant à peser nos mots de crainte de froisser. Ils permettent de donner plus d’importance à nos témoignages qu’au ressenti des hommes qui auraient voulu se joindre à nous. En non-mixité, les femmes peuvent définir librement les oppressions qu’elles ressentent et dans un second temps diriger elles-mêmes leur combat contre celles-ci [7].

Les raisonnements par analogie et par l’absurde comptent parmi mes favoris. Pour les appliquer à la non-mixité, je dirais qu’imposer la présence d’hommes à des rassemblements de femmes souhaitant s’organiser et combattre les oppressions qu’elles subissent reviendrait ni plus ni moins à laisser des patron.ne.s ou des actionnaires s’infiltrer dans des réunions de travailleurs/euses…

  1. Mixité ne rime pas toujours avec égalité

Beaucoup pensent aujourd’hui qu’atteindre la parité numérique dans les institutions suffirait à assurer l’égalité [7]. D’autres considèrent que cette aspiration mène à de la discrimination positive et considèrent qu’un équilibre parfait n’est pas souhaitable si un homme/une femme est plus compétent.e qu’une femme/un homme pour la tâche à pouvoir. Je serais d’accord avec cette idée si elle n’était pas aussi souvent formulée dans le premier sens et aussi rarement dans le second. Comme le pensait déjà Françoise Giroud dans les années 1980, je me dis que l’équilibre sera réellement atteint le jour où des femmes incompétentes seront choisies pour des postes importants en lieu et place d’hommes incompétents !

La question de la parité induit celle de la mixité qui serait une condition sine qua non pour combattre les inégalités de genre. Mais, comme le décortique si bien C. Delphy dans « L’Ennemi Principal » [19], la mixité est rarement vectrice d’égalité dans ses mises en œuvres pratiques (bien qu’elle semble être l’idéal à atteindre en théorie). Il suffit de penser aux cours de récréation pour s’en convaincre : il s’agit de lieux mixtes du point de vue du genre et parfois même du point de vue social (quand les établissement aspirent à la fameuse mixité sociale) ; s’agit-il pour autant d’endroits exempts d’inégalités ? Non. «De nombreux mécanismes de domination perdurent au sein même des espaces sociaux mixtes, malgré la mixité, voire parfois grâce à elle […] Et la mixité n’évite pas la non-mixité qui se développe en son sein même […] On imagine qu’en mélangeant les gens, ils se traiteront forcément d’égaux à égaux mais ce n’est pas le cas parce que l’on porte son statut sur soi», dixit C. Delphy (oui, j’en suis amoureuse et ses réflexions ont d’ailleurs largement contribué à me forger mes opinions féministes). La rue est un lieu mixte, le couple en est un également, mais la mixité qu’on y retrouve est rarement garante d’égalité.

Si l’idée de la non-mixité militante vous contrarie encore en ayant pris connaissance de ses tenants et aboutissants, je suis au regret de vous annoncer que vous faites certainement preuve de paternalisme… Pour conclure, je rappellerai simplement que la non-mixité politique n’existe finalement qu’en réponse aux oppressions et que nous aimerions bien évidemment tou.te.s vivre dans un monde idéal où elle cesserait d’être une nécessité. Sauf que ce n’est pas encore le cas. Et que la non-mixité restera donc un outil politique de première importance … tant qu’il le faudra.

Vous aimerez aussi…

Mise au point annuelle : La Femme n’existe pas

Références :

[1] Universalis, E. (1998). Dictionnaire de la sociologie. Albin Michel.

[2] Kirschen, M. (2016). On vous explique les réunions féministes non-mixtes. BuzzFeed NEWS. https://www.buzzfeed.com/mariekirschen/les-reunions-non-mixtes-cest-quoi?utm_term=.sl4DjNz8B#.ecX9Yapyl

[3] « Mrs Dreydful ». (2013). Oppression 101 ou le parfait langage imbitable du militant !. WordPress.  https://msdreydful.wordpress.com/2013/08/02/oppression-101-ou-le-parfait-langage-imbitable-du-militant/

[4] Lorriaux, A. (2015). Comment (et pourquoi) des hommes deviennent-ils des militants féministes ?. Slate. http://www.slate.fr/story/101365/hommes-militants-feministes

[5] Maignien, C., & Sowerwine, C. (1992). Madeleine Pelletier, une féministe dans l’arène politique. Editions de l’Atelier.

[6] « RedMarmotte ». (2016). Expliquez-moi l’intérêt de la non-mixité militante. Simonae. http://simonae.fr/militantisme/feminismes/les-bases/interet-non-mixite-militante/

[7] Delphy, C. (2016). La non-mixité : une nécessité politique. Domination, ségrégation et auto-émancipation. http://lmsi.net/La-non-mixite-une-necessite

[8] « Jayne ». (2015). La non-mixité pour les nuls (et les autres). http://lechodessorcieres.net/la-non-mixite-pour-les-nuls-et-les-autres/

[9] Dahlerup, D. (Ed.). (2013). Women, quotas and politics. Routledge.

[10] Caul, M. (1999). Women’s representation in parliament: The role of political parties. Party politics5(1), 79-98.

[11] Paxton, P. M., & Kunovich, S. (2003). Women’s political representation: The importance of ideology. Social Forces82(1), 87-113.

[12] Observatoire des inégalités. (2014). http://www.inegalites.fr/spip.php?article59

[13] Croity-Belz, S., et al. (2010). L’insertion des femmes dans des métiers dits masculins: trajectoires atypiques et transfert d’acquis d’expériences. Genre et socialisation de l’enfance à l’âge adulte. ERES, 163-176.

[14]  Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. (2011). http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/stereotypes-et-roles-sociaux/fiches-de-synthese-5/article/l-image-des-femmes-dans-les-medias

[15] De Haas, C. (2016). De l’utilité de la non-mixité dans le militantisme. https://blogs.mediapart.fr/carolinedehaas/blog/210416/de-l-utilite-de-la-non-mixite-dans-le-militantisme

[16] Karpowitz, C. F., & Mendelberg, T. (2014).The silent sex: Gender, deliberation, and institutions. Princeton University Press.

[17] Karpowitz, C. F., Mendelberg, T., & Shaker, L. (2012). Gender inequality in deliberative participation. American Political Science Review106(03), 533-547.

[18] Snyder, K. (2014). How to get ahead as a woman in tech: Interrupt men. Slate. http://www.slate.com/blogs/lexicon_valley/2014/07/23/study_men_interrupt_women_more_in_tech_workplaces_but_high_ranking_women.html

[19] Delphy, C. (2013). L’ennemi principal : Penser le genre (Vol. 2). Syllepse.

 

Un commentaire sur “Les tenants et aboutissants de la non-mixité politique

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s